Passages de gués sur le Laugavegur : où sont-ils et comment traverser en sécurité
Quelles rivières faut-il passer à gué sur le Laugavegur, lesquelles ont un pont, quoi mettre aux pieds et comment traverser les rivières glaciaires en toute sécurité.

Pour beaucoup de randonneurs, les passages de gués sont la partie du Laugavegur qui les inquiète le plus. Dans des conditions estivales normales, c’est froid, un brin excitant et tout à fait faisable. Mais les rivières glaciaires changent vite : mieux vaut savoir à quoi s’attendre.
Quelles rivières faut-il passer à gué ?
Ferðafélag Íslands indique que vous devrez traverser à gué au moins trois rivières. Du nord au sud :
| Rivière | Où | À quoi s’attendre |
|---|---|---|
| Grashagakvísl | Jour 2, juste avant Álftavatn | Généralement peu profonde. En début de saison, il peut encore y avoir des ponts de neige. Ne vous y fiez pas. |
| Bratthálskvísl | Jour 3, juste après Álftavatn | Courte, en général de la cheville au genou. |
| Bláfjallakvísl | Jour 3, entre Hvanngil et Emstrur | Le gué le plus large ; de l’eau jusqu’aux genoux, parfois plus après la pluie. |
| Þröngá | Jour 4, juste avant Þórsmörk | Le dernier gué. Le courant peut être rapide, et le passage est risqué après de fortes pluies. |
Les rivières avec un pont
Inutile de passer à gué la Kaldaklofskvísl (passerelle près de Hvanngil), l’Innri- et la Fremri-Emstruá (passerelles au-dessus d’une gorge profonde près d’Emstrur), ni la Krossá à Þórsmörk si vous empruntez la passerelle. N’essayez jamais de traverser la Krossá à gué : elle est tristement célèbre pour emporter même des 4×4.
Quoi mettre aux pieds
- Des sandales avec bride arrière ou de vieilles chaussures de trail. Ne traversez jamais pieds nus : le lit de la rivière est caillouteux et l’eau est si froide que vous ne sentirez plus vos pieds.
- Des chaussons néoprène font une énorme différence contre le froid.
- Une petite serviette pour vous sécher avant de remettre vos chaussures.
Comment traverser en sécurité
- Observez avant de vous lancer. Repérez l’endroit le plus large : là où la rivière s’étale, l’eau est généralement moins profonde et plus lente. Cherchez les jalons sur les deux rives.
- Détachez la ceinture ventrale et la sangle de poitrine de votre sac, pour pouvoir vous en dégager si vous tombez.
- Servez-vous de vos bâtons. Faites face à l’amont ou progressez légèrement en diagonale vers l’aval, en ne déplaçant qu’un appui à la fois : deux pieds et un bâton, ou deux bâtons et un pied, toujours au contact du lit de la rivière.
- Traversez ensemble. Bras dessus, bras dessous, en ligne ou en triangle. Un groupe est bien plus stable qu’une personne seule.
- Partez tôt. Les rivières glaciaires montent au fil de la journée, à mesure que le soleil fait fondre la glace. Le matin, le niveau est généralement plus bas.
- Dans le doute, attendez. Après de fortes pluies, le niveau peut redescendre en quelques heures. Renseignez-vous auprès du gardien du refuge avant de partir.
Règle d’or : si l’eau monte au-dessus de vos genoux et que le courant est rapide, ne traversez pas. Faites demi-tour ou attendez.
Après la traversée
Ébrouez-vous, séchez vos pieds, enfilez des chaussettes sèches et remettez-vous en marche pour vous réchauffer. Un thermos de boisson chaude préparé le matin est un luxe que vous ne regretterez pas.


